jeudi, 29.11.18 - University Cheikh Anta DIOP (UCAD) in Dakar

Rencontres universitaires pour une mutualisation des stratégies sécuritaires en Afrique de l’Ouest

Le 29 novembre 2018, le bureau FES PSCC a tenu la 2ème rencontre universitaire pour une mutualisation des stratégies sécuritaires en Afrique de l’Ouest à l'Université Cheikh Anta DIOP.

Photo: Terrorisme et médiation

Photo: Analyses comparées des différentes expériences de médiation des organisations régionales

L’Afrique de l'Ouest a connu de multiples conflits violents tout au long de son histoire. Pour endiguer cette violence, les États avaient le choix entre plusieurs procédés diplomatiques de règlement des différends. Entre autres outils, la médiation en tant que forme de procédure de règlement diplomatique a été utilisée pour désamorcer les conflits interétatiques et intraétatiques. L'utilisation de cet outil a-t-elle été couronnée de succès lors de conflits antérieurs et constitue-t-elle toujours un moyen utile de gestion des conflits ? Quels sont les facteurs qui déterminent le succès des efforts de médiation ? Devrait-on essayer de faire de la médiation entre tout le monde, y compris les groupes terroristes ?

Pour débattre de ces questions, le bureau Paix et Sécurité Centre de Compétence Afrique Subsaharienne de la Friedrich Ebert Stiftung (FES PSCC) et la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l'Université Cheikh Anta DIOP (UCAD) à Dakar ont organisé un atelier le 29 novembre 2018 sur « La médiation comme un outil de gestion des conflits en Afrique de l’Ouest » pendant lequel les étudiants en Master 2 « Etudes et Pratiques des Relations Internationales » ont présenté leurs recherches.

Après les mots de bienvenue de Holger GRIMM, directeur du FES PSCC, et du Pr. Mamadou Yaya DIALLO, coordinateur du Master Relations Internationales, Pr. Vincent ZAKANE de l'Université Ouaga 2 au Burkina Faso a prononcé la note introductive sur le sujet. Il a souligné que la médiation fait partie intégrante de la culture africaine et est cruciale pour réduire les tensions. Il a recommandé d'inclure les femmes, les jeunes et d'autres groupes souvent sous-représentés dans les efforts de médiation. Par la suite, les étudiants ont présenté leurs exposés sur les sujets suivants :

Le Rôle des chefs d’Etats dans la médiation en Afrique : réflexions sur un procédé informel de gestion des conflits, Médiation et terrorisme, Les facteurs explicatifs du succès et de l’échec des médiations entreprises en Afrique, Analyses comparées des différentes expériences de médiation des organisations régionales.

Après chaque présentation des discussions sont ouvertes lors desquelles, l'auditoire et le groupe de présentation ont échangé et ont développé les opportunités et les chances associées à la médiation comme moyen de réduire la menace provenant des groupes terroristes. Les étudiants ont convenu que même si la médiation est aujourd'hui reconnue comme un moyen privilégié de prévention des conflits et de désescalade en Afrique, elle est loin d'être une garantie de succès dans la résolution des conflits en Afrique. Son succès dépend fortement des parties au conflit et de leurs intérêts respectifs, ainsi que des caractéristiques et de la personnalité du médiateur.

Toutefois, il est unanimement admis que les chances de succès de la médiation sont influencées positivement lorsqu'il y a un médiateur objectif, impartial et expérimenté en place. De plus, la médiation a tendance à être plus efficace pour désamorcer les conflits. Moins les affrontements sont intenses plus il est facile d'harmoniser les différents intérêts de toutes les parties prenantes au conflit. Surtout, les étudiants ont souligné que la poursuite du dialogue avec les parties en conflit est enracinée dans la culture africaine, ce qui en fait une solution nationale puissante pour la résolution des conflits.

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