lundi, 12.11.18 to mardi, 13.11.18 - Dakar (Sénégal)

Atelier d'Elaboration du programme : « Contrôle Citoyen de l'Action Publique Sécuritaire »

Le Bureau FES PSCC, WANEP et le Laboratoire d’Analyse des Sociétés et Pouvoirs Afrique / Diasporas, ont organisé un atelier sur le Contrôle Citoyen au Sénégal, Gambie et Guinée Bissau.

Photo: (de la gauche vers la droite), Pr. Rachid ID YASSINE (LASPAD), Pr. Mame Penda BA (LASPAD), M. Holger GRIMM (FES PSCC), M. Alfred GOMIS (WANEP Sénégal)

Photo: Participants

Pays fragiles aux développements politiques inégaux, connaissant des économies extraverties et faiblement redistributives en dépit de fortes potentialités de croissance, le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau connaissent des formes d’insécurités hybrides et de menaces diverses, connues et émergentes. Celles-ci sont particulièrement aigues au niveau des zones transfrontalières et se déploient d’un pays à l’autre en jouant des faiblesses de toutes sortes. Qu’il s’agisse de trafic de drogue, de traite des personnes (notamment des enfants, des femmes et des migrants), de prolifération des armes légères, de crimes environnementaux, de terrorisme etc..., nous avons affaire à des problématiques transversales et communes et qui font de la coopération multilatérale la condition sine qua non d’un traitement efficient. En effet, pris isolément, ces trois pays résolvent péniblement ces questions efficacement et durablement. Ainsi l’atelier avait pour objectif de constituer un groupe d’experts chargé de produire un programme de recherche pertinent, utile et innovant centré autour du contrôle citoyen de l’action publique sécuritaire dans la région sénégambienne.

Cette rencontre a vu la participation effective d’une trentaine d’experts venant du Sénégal, de la Gambie, du Maroc, de la Tunisie et de la France. Ces derniers étaient représentants d’institutions non étatiques et internationales (ONG et OSC), des membres des forces de défense et de sécurité ainsi que des experts sur la thématique et des universitaires. Ces derniers ont discuté et partagé leurs expériences sur les défis sécuritaires communs auxquels ces trois pays faisaient face en mettant l’accent sur le renforcement de la dimension citoyenne de la gouvernance du secteur sécuritaire.

Les débats qui se sont ouverts à la suite ont permis d’avoir des échanges constructifs et fructueux. En effet, parmi les recommandations, les suivantes ont été mises en exergue :

  • La nécessité d’une compréhension globale de la diversité des menaces nouvelles, complexes et transnationales
  • La mise en œuvre concrète, selon une approche ascendante, des principes de participation, d'inclusion et d'évaluation par la société civile impliquée dans la gouvernance démocratique.
  • La mobilisation d'une approche systémique qui va de l'identification et de la cartographie des menaces, des normes, des processus et des institutions à l'évaluation de l'efficacité de la réponse en tenant compte des dimensions multipartites et multi-niveaux de l'action de sécurité publique.
  • La production de connaissances, le partage de l'information et la formulation de recommandations à l'intention des décideurs qui sont fondées sur des données probantes recueillies sur le terrain pour servir d'outil d'aide à la décision et de diffusion des connaissances.
  • La mise en place, par le contrôle citoyen, d'un instrument axé sur la protection des individus et des communautés, ainsi que sur la prévention précoce des menaces, mais aussi des sources d'inégalité et de vulnérabilité.

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Paix et Sécurité Centre de Compétence Afrique Subsaharienne

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