samedi, 13.04.19 to dimanche, 14.04.19 - Banjul (Gambie)

Atelier de restitution phase exploratoire du programme Contrôle Citoyen de l’Action Publique Sécuritaire Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau

Le bureau Paix et Sécurité Centre de Compétence Afrique Subsaharienne de la Fondation Friedrich Ebert (FES PSCC) en collaboration avec le Laboratoire d’Analyse des Sociétés et Pouvoirs / Afrique – Diasporas (LASPAD) et le Réseau Ouest-africain pour l'Édification de la Paix (WANEP) ont organisé les 13 et 14 avril 2019 à Banjul, un atelier de restitution de l’enquête sur le Contrôle Citoyen de l’Action Publique Sécuritaire (CCAPS). Cette activité fait suite à la rencontre qui s’est tenue à Dakar en mars 2018 pour identifier les défis sécuritaires communs auxquels le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau faisaient face.

Présidium : (de la gauche vers la droite) M. Holger GRIMM (FES PSCC), Pr. Mame Penda BA (LASPAD), M. Alfred GOMIS (WANEP Sénégal) / FES PSCC

Photo: Participants

Cet atelier tenu à Banjul a enregistré la présence d’universitaires, d’acteurs de la sécurité, des membres des Organisations de la Société Civile et ONG aussi bien régionales et qu’internationales, d’élus et de représentants de structures étatiques des trois pays de l’étude à savoir le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau.

L’objectif de cette rencontre était de faire la restitution des résultats de l’enquête exploratoire dans le cadre du projet d’institution d’un baromètre de perception citoyenne de l’action publique sécuritaire. C’était aussi l’occasion de réfléchir sur trois problématiques potentiellement consolidantes du projet de baromètre.

Il s’agit notamment de :

  • la coopération proactive des institutions étatiques ;
  • l’exploitation optimale des systèmes d’information sécuritaire ;
  • et l’intégration efficace de la participation citoyenne.

Le LASPAD, chargé de faire l’enquête exploratoire, a présenté les résultats sur la perception de la sécurité au niveau des populations. L’étude de perceptions a couvert trois États frontaliers: le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau et a ciblé majoritairement des zones urbaines. C’était une enquête multi-site. Cinq équipes ont été mobilisées pour couvrir des quartiers dits sécures et insécures de Dakar, de Saint-Louis, de Ziguinchor, de Tambacounda, de Banjul, de Bwiam, de Bissau et de Farim. Quinze enquêteurs, locuteurs des langues locales des trois pays concernés, regroupés en cinq équipes dirigées par des ingénieurs de recherche, sont parvenus à collecter près de 1480 entretiens par questionnaire auprès des populations entre le 04 mars et 15 mars 2019. Il faut préciser que cette enquête s’est faite avec le concours des nouvelles technologies. Il s’est agi de l’usage de smartphones connectés à une base de données centrale qui permettait à la chefferie de programme de suivre en direct les entretiens en train de se faire.

Les échanges ont été trés fructueux. De nombreuses recommandations ont été faites et des sujets fondamentaux en matière de sécurité tels que la cybercriminalité (problème majeur dans la sous-région) les violences sexuelles sur les femmes, le problème de l’excision et le vol de bétails qui menace même l’équilibre géopolitique de la sous-région ont été largement discutés.

Friedrich-Ebert-Stiftung
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