08.11.2016

Paix et sécurité dans l’espace Sahélo-Saharien : la FES appelle à la communalisation des frontières

Le bureau Paix et Sécurité, centre de compétence Afrique Subsaharienne en collaboration avec le bureau de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES) au Mali, a organisé ce mardi, une table-ronde sur les défis et enjeux sécuritaires dans l’espace Sahélo-Saharien. Ce dialogue a pour objectif d’examiner les approches actuelles de prévention et de règlement des conflits aussi

bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des Etats concernés. Cela, en tenant compte des aspects politiques, économiques ainsi que des mécanismes de conflits et des facteurs d’inertie.

Le bureau Paix et Sécurité, centre de compétence Afrique Subsaharienne en collaboration avec le bureau de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES) au Mali, a organisé ce mardi, une table-ronde sur les défis et enjeux sécuritaires dans l’espace Sahélo-Saharien. Ce dialogue a pour objectif d’examiner les approches actuelles de prévention et de règlement des conflits aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des Etats concernés. Cela, en tenant compte des aspects politiques, économiques ainsi que des mécanismes de conflits et des facteurs d’inertie.

La FES, présente au Sénégal depuis plus de 40 ans, a ouvert un nouveau bureau Paix et Sécurité Centre de Compétence de l’Afrique Subsaharienne (PSCCAS), à Dakar. Pour la première fois, le bureau a regroupé les leaders de la « Paix et sécurité» pour promouvoir le dialogue national et sous-régional sur les déficits et enjeux sécuritaires transfrontaliers et les interdépendances entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Cette conférence a puisé ses origines dans la crise qu’a connue le Mali.

En effet, que ce soit à l’échelle sécuritaire, politique, sociale et même économique, cette crise malienne se manifeste pratiquement à tous les niveaux, selon les observateurs de la FES. Et, de l'avis du conseiller–analyste du centre 4 S (Mauritanie), Moussa Mohamed Amar : « l’Afrique n’a jamais eu d’Etat, mais des clichés d’Etats », a-t-il déclaré.

Dans le même registre, il soutient qu'il « est difficile d’envisager une lutte contre des fléaux aussi graves que l’extrémisme violent quand on n’a pas d’Etat. Donc, il faut recréer les Etats, essayer de les reconstituer mais cela à travers une vision plus stratégique c’est-à-dire en essayant de créer des opinions publiques». Car, ces dernières, a-t-il précisé: « sont la seule véritable garantie pour l’existence de l’Etat afin qu’il joue son rôle dans la sécurité et le développement».

A l'en croire, les Etats africains sont corrompus et très fragiles. Et, un Etat défaillant, ne peut pas avoir une bonne gouvernance. Nous sommes très mal gouvernés, a-t-il-déploré.

Cette mal-gouvernance n'est pas sans conséquence, poursuit-il car, « dans la zone Sahélo- Saharienne, les Etats ne contrôlent que 10% de leurs frontières, et c’est ce qui entraîne le plus souvent les crimes transfrontaliers », a-t-il informé.

Mais le conseiller–analyste du centre 4 S n'en reste pas là. Il pense que les Etats doivent mutualiser leurs forces pour venir à bout de cette criminalité transfrontalière. En effet, martèlet- il, «les Etats doivent essayer de gérer ces zones frontalières de manière commune».

Pour le directeur du projet « Paix et Sécurité» du bureau de la FES basé à Dakar, Holger Grimm : «la FES contribue à garantir la sécurité en Afrique de façon plus efficace à travers une multitude d’actions efficientes. D’où l’appel constant en faveur d’une mutualisation des politiques, des visions et des stratégies».

Auteur: Aminata Diouf

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