20.12.2016

Des réfugiés gambiens au Sénégal mettent en garde Jammeh

La crise postélectorale en Gambie ne laisse pas des réfugiés et expatriés gambiens vivant au Sénégal indifférents. Face à la presse avant-hier, mardi 20 décembre, Sanna Camara, journaliste gambien vivant à Dakar depuis 2014 et Edrissa Souleymane Sagna, homme politique et membre du parti de Adama Barrow qui a fui les représailles de Yahya Jammeh au lendemain de la présidentielle du 1er décembre dernier, demandent au président sortant de quitter le pouvoir sans effusion de sang. Aussi trouvent-ils malhonnête le revirement de Jammeh après avoir reconnu sa défaite face à Adama Barrow.

La crise postélectorale en Gambie ne laisse pas des réfugiés et expatriés gambiens vivant au Sénégal indifférents. Face à la presse avant-hier, mardi 20 décembre, Sanna Camara, journaliste gambien vivant à Dakar depuis 2014 et Edrissa Souleymane Sagna, homme politique et membre du parti de Adama Barrow qui a fui les représailles de Yahya Jammeh au lendemain de la présidentielle du 1er décembre dernier, demandent au président sortant de quitter le pouvoir sans effusion de sang. Aussi trouvent-ils malhonnête le revirement de Jammeh après avoir reconnu sa défaite face à Adama Barrow.

« La décision du président Yahya Jammeh de rejeter les résultats de la présidentielle du 1er décembre en Gambie, après avoir reconnu sa défaite face à Adama Barrow est malhonnête ». Ce sont des réfugiés gambiens vivant au Sénégal qui dénoncent ainsi la décision de Jammeh de s’agripper au pouvoir après sa défaite. C’est pourquoi, face à la presse avant-hier, mardi 20 décembre à la fondation Friedrich Ebert, Sanna Camara, journaliste gambien vivant à Dakar depuis 2014 et Edrissa Souleymane Sagna, homme politique et membre du parti de Adama Barrow qui a fui les représailles de Yahya Jammeh au lendemain de la présidentielle du 1er décembre dernier, demandent au président sortant de quitter le pouvoir sans effusion de sang.

En phase avec la décision de la CEDEAO d’installer le président élu le 19 janvier prochain, ils se disent prêts à aller jusqu’au bout, même s’il faut utiliser la force, pour faire partir Jammeh. Ces derniers qui ont été contraint de quitter leurs familles, foyers, boulots et même de perdre leur place dans la société gambienne, faute de liberté, dénoncent le régime de terreur installé par le président Jammeh. « Je suis venu me réfugier au Sénégal depuis 2014. J’ai laissé ma famille par pure injustice, il y a d’autres personnes qui ont fui les représailles de Jammeh qui sont ici. Yahya Jammeh est malade, il sait qu’il va mourir, mais il ne veut pas partir seul. Il n’a rien à perdre », rajoute le journaliste Sanna Camara.

Pour l’homme politique Edrissa Souleymane Sagna, ce sont les sorties et autres menaces de traduction de l’ancien président gambien devant la justice qui l’ont fait revenir sur sa décision. Aussi attire-t-il l’attention sur ce dont Jammeh est capable. « Le président Jammeh contrôle la Gambie d’une manière difficile et très mal. Il a volé toutes les élections qui se sont déroulées en Gambie. Avec ses hommes, il est à l’origine de tous les problèmes que nous vivons aujourd’hui. Raison pour laquelle on a créé une coalition et voté pour Barrow. Adama Barrow est là pour 3 ans. Il est là parce qu’il est soutenu par une coalition de partis politiques et d’acteurs gambiens ».

A l’en croire, Barrow va mettre en place un gouvernement de transition, c’est après que des jalons seront posés pour la reconstruction de la Gambie. « Ce sera un gouvernement de transition donc c’est le point le plus important. Et, ensuite, il essayera de poser ou de reconstruire avec une armée républicaine la Gambie. Au bout de 3 ans il y aura certainement une armée solide, apaisée et transparente, fondée sur des principes démocratiques. Et nous demandons à tout un chacun des prières pour la Gambie »

Auteur: Gabrielle Isabelle SAGNA (Stagiaire)

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