13.09.2017

Commerce illicite des armes legers et de petit calibre: Les difficultés du Sénégal pour contrôler le trafic

Le Sénégal a pris part à l’ouverture de la 3e conférence des Etats parties sur les armes légères avant-hier, lundi 11 septembre, à Genève (Suisse). Dans son allocution, l’ambassadeur de la République du Sénégal en Suisse, Coly Seck, a cité la porosité des frontières, la multiplicité des acteurs et la complexité du trafic des armes comme les entraves à l’application du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) ratifié par le Sénégal.

A l’instar des autres pays du Sahel, le Sénégal ne maitrise pas encore la circulation des Armes légères et de Petit Calibre (ALPC). Prenant la parole à l’ouverture de la troisième (3e) conférence des Etats parties qui se tient à Genève, depuis avant-hier, lundi 11 Septembre, l’ambassadeur du Sénégal en Suisse, Coly Seck, a décliné, pour le cas du Sénégal, les entraves à l’application du Traité sur le Commerce des armes.

« La problématique du commerce des armes classiques à l’échelle internationale demeure complexe et sensible en raison de plusieurs facteurs, notamment la multiplicité des acteurs impliqués à savoir les Etats importateurs et les Etats exportateurs, les industries d’armement, les services administratifs en particulier, la Douane, les courtiers et autres personnes facilitateurs » a-t-il dit.

Il ajoute, par ailleurs, que « la porosité des frontières surtout du Sahel, ainsi que l’activisme des groupes qui accentue le trafic illicite des armes, la diversité des règles et procédures régissant le commerce s’y rapportant, les risques de détournement dans la phase de transit et de contrôle qu’il convient d’améliorer dans les ports et aéroports, principales zones de livraison des commandes ».

L’ambassadeur du Sénégal en Suisse trouve nécessaire d’accroître l’engagement du Sénégal afin de mieux lutter contre le commerce illicite des armes. « L’adoption et l’entrée en vigueur du TCA ne sont qu’une étape dans le long processus visant à réglementer le commerce des armes conventionnelles. Il urge, d’ores et déjà, d’oeuvrer en faveur de son universalisation ». Par conséquent, dit Coly Seck, « le Sénégal est d’avis que l’accent devrait être mis prioritairement sur le respect des obligations fixées par le traité à l’égard de tout Etat partie, notamment l’adoption d’une législation et d’actes réglementaires internes pertinents, la soumission de rapports annuels, le refus de tout transfert d’armes qui violerait les engagements internationaux, la communication de la liste nationale des équipements soumis à contrôle ».

Source: Sud quotidien – N° 7304 du Mercredi 13 Septembre 2017

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